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Seniors : éviter les chutes pour continuer à vivre en toute autonomie

Quand on prend de l'âge, pas mal de choses ne vont plus de soi et l'indépendance est parfois menacée. Néanmoins, la plupart des gens veulent rester chez eux le plus longtemps possible en toute autonomie. Comment faire pour éviter les chutes et rester à domicile aussi longtemps que possible ?

Pour habiter en toute autonomie, il faut éviter les chutes

Modifier les sanitaires pour éviter les chutes

Tous les détails pour lutter contre les chutes

Une paire de lunettes en plus pour moins de chutes

Les lunettes bifocales, pas toujours idéales contre les chutes

Des lunettes de distance pour diminuer le risque de chutes

Les chutes, un problème important pour les seniors

Chutes : votre logement peut vous protéger !

Il est possible de diminuer les risques de chute

Quelle est la meilleure façon de garder sa forme et d'entretenir son équilibre ?

Conseils spécial seniors pour éviter les chutes

Les seniors et les chutes

Mais pourquoi les seniors chutent-ils si souvent?

Réaménager son domicile

Encore quelques conseils

Les chutes : un signe précoce de la maladie d’Alzheimer ?

Le risque de chute est multiplié par trois en cas de maladie d’Alzheimer

Comment prévenir les chutes ?

Seniors, portez des baskets !

Seniors: mieux vaut prévenir que tomber

Les chutes coûtent très cher à la société

La prévention est possible

Des faits

Les somnifères et les calmants font-ils tomber les seniors?

Les + 65 ans utilisent-ils davantage de somnifères?

La chute: du simple bleu à la fracture de la hanche

Chutes et calmants: un lien machiavélique

Moins de psychopharmacie, moins de chutes

Retour à la bonne vieille tasse de lait chaud?

Gare aux chutes après 65 ans !

Prévenir, prévenir...

 

Pour habiter en toute autonomie, il faut éviter les chutes

Les chutes des seniors, qui occasionnent généralement des blessures graves, sont un problème largement sous-estimé. La moitié des plus de 80 ans tombent au moins une fois par an. Quand on vit seul, une chute peut avoir des conséquences graves, surtout pour les personnes les plus âgées, qui ne sont pas toujours en mesure de se relever seules. Pourtant, la plupart des seniors veulent continuer d'habiter le plus longtemps possible dans leur environnement familier. Ils sont attachés émotionnellement à leur habitation et à leur quartier. Habiter chez soi en toute autonomie à un âge plus avancé n'est pas nécessairement une utopie. Vous pouvez faire des merveilles moyennant quelques petites adaptations.

Modifier les sanitaires pour éviter les chutes

Beaucoup de personnes peuvent éprouver soudainement des difficultés pour sortir de leur baignoire quand ils prennent de l'âge. L'idéal est d'opter pour une douche de plain-pied, ce qui évite aux seniors de devoir enjamber la baignoire pour y entrer et en sortir. Placer une petite chaise dans la douche leur évite de devoir rester debout trop longtemps. Mieux vaut utiliser un rideau de douche plutôt que des parois rigides. Cela donne plus de liberté de mouvement dans des salles de bain qui ne sont pas toujours très grandes. Bien évidemment, il est aussi conseillé d'utiliser des matériaux anti-dérapants.

La cuvette des toilettes est trop basse pour bon nombre de personnes âgées. Un rehausseur de lunette de toilettes peut résoudre temporairement le problème. Toutefois, la solution à long terme consiste à installer de nouvelles toilettes suspendues au mur et non plus posées sur le sol, ce qui en facilite aussi le nettoyage. Leur hauteur peut être décidée sur mesure, entre 46 et 50 cm. Idéalement, elles seront installées à côté de la douche de plain-pied. Vous aurez ainsi davantage de place pour bouger. Attention aussi au tapis de wc: ils ne doivent ni rouler ni glisser, sous peine de chute. 

Tous les détails pour lutter contre les chutes

  • Il est fortement conseillé d'installer dans le couloir menant à la chambre à coucher une lampe qui s'allume automatiquement en cas de mouvement. Nombre de chutes se produisent la nuit quand les personnes se rendent aux toilettes dans le noir.
  • Evitez les carpettes non fixées et les longs fils électriques qui peuvent vous faire trébucher, veillez aussi à ce que l'éclairage soit suffisant.
  • Il vaut mieux ranger dans une armoire à portée de main les objets dont vous avez souvent besoin.
    Les chemins d'escalier doivent être solidement fixés. Des bandes anti-dérapantes sur les marches ne sont pas superflues.
  • Un ascenseur d'escalier mécanique est aussi envisageable. Mais, s'il doit uniquement servir à se rendre dans la chambre à coucher, il vaut mieux transformer une pièce du bas en chambre à coucher.

Le téléphone portable ou le GSM sont aussi très pratiques. En cas de besoin, vous pouvez toujours joindre quelqu'un. Il existe également des systèmes d'alarme personnels. Vous avertissez la centrale d'une simple poussée sur le bouton. Il existe même des systèmes d'alarme qui détectent automatiquement les incendies, le CO ou une chute et avertissent ensuite la centrale. Quoi qu'il en soit, intégrer certains éléments à l'avance n'est pas une mauvaise idée. Car au premier pépin, ces interventions doivent souvent être exécutées très rapidement. Ce qui n'est pas toujours évident dans la pratique.

Une paire de lunettes en plus pour moins de chutes

Une équipe australienne a découvert que les lunettes bifocales, qui corrigent à la fois la myopie et la presbytie, augmentent le risque de chutes chez les personnes âgées de plus de 70 ans.

·         Les lunettes bifocales, pas toujours idéales contre les chutes

·         Des lunettes de distance pour diminuer le risque de chutes

·         Les chutes, un problème important pour les seniors

Les lunettes bifocales, pas toujours idéales contre les chutes

Les lunettes bifocales sont très pratiques pour les personnes de plus de 40 ans qui ont toujours été myopes. En effet, la myopie comme on le sait fait voir flou ce qui est loin. Et la presbytie, conséquence naturelle du vieillissement de l'oeil, fait voir flou de près. Pour les personnes qui souffrent des deux problèmes, il va falloir sans arrêt jongler entre les lunettes selon les circonstances. Sauf si l'on peut acheter des lunettes bifocales: différentes zones des lunettes corrigent les problèmes de vision. En modifiant l'angle de son regard, il est donc possible de voir bien de près ou de loin, sans changer de paire de lunettes. C'est bien entendu très pratique dans la vie de tous les jours, mais cela augmente le risque de chutes dans les escaliers ou à l'extérieur, parce que la perception de la profondeur est moins bonne. Une équipe de chercheurs a peut-être trouvé la solution...

Des lunettes de distance pour diminuer le risque de chutes

Tout simplement, les chercheurs ont donné à un groupe de seniors qui avaient l'habitude de porter des lunettes bifocales une paire en plus: des lunettes corrigeant uniquement la myopie, qu'ils devaient utiliser pour sortir et quand ils se trouvaient dans un environnement inhabituel. Résultat: pour les personnes qui ont l'habitude de sortir de chez elles, l'intervention était très utile, avec une diminution des chutes de 40%. En revanche, pour les personnes âgées qui sortent peu de chez elles, l'intervention a résulté en une augmentation des chutes.

Les chutes, un problème important pour les seniors

Bien sûr, équiper tous les seniors de deux paires de lunettes ne va pas sans complication. La première est le prix. Ce prix est cependant moins élevé pour les lunettes uniquement destinées à lutter contre la myopie. Par ailleurs, le fait de devoir changer de lunettes au moment de sortir ne conviendra peut-être pas à tout le monde. Mais la leçon la plus importante de cette étude, c'est que l'impact des lunettes sur les chutes est bien réel. Leur utilisation correcte et le fait qu'elles soient teintées ou pas jouent également un rôle. Il est donc important pour tous les seniors de s'intéresser à leurs lunettes, pour vérifier qu'elles correspondent bien à leurs besoins.

Chutes : votre logement peut vous protéger !

Les chutes chez les seniors sont une très grande cause de mortalité, mais surtout de dépendance. Leur risque est augmenté par la baisse de l'acuité visuelle ou le manque de souplesse, mais aussi par des éléments d'aménagement de votre logement que vous pouvez maîtriser. Prenez les devants !

·         Il est possible de diminuer les risques de chute

·         Quelle est la meilleure façon de garder sa forme et d'entretenir son équilibre ?

Il est possible de diminuer les risques de chute

Passé 65 ans, une personne sur trois est victime d'une chute. Ce n'est cependant pas une fatalité car pour éviter les incidents, il suffit de passer à l'action. Pour cela, seul, en couple ou avec l'aide de ses proches, il est recommandé de faire le tour de son logement en vue de le réaménager au mieux.

Dégagez les passages

Fixez les tapis au sol, surtout les coins, ou enlevez-les carrément. Attention également au tapis de douche ! Enlevez aussi les petits meubles bas contre lesquels on se cogne souvent.
Fixez au mur les fils électriques ou placez-les dans des range-fils. Evitez enfin les rideaux trop longs qui traînent au sol, ils peuvent aussi vous faire trébucher.

Ne mettez rien en hauteur

Jouer les équilibristes augmente le risque de chute. Il faut penser à réorganiser ses rangements afin d'avoir tout à portée de mains (bibliothèque, placard, meubles de cuisine...). Et lorsque cela s'impose, ne le faites pas seul. Vérifiez que le tabouret ou l'escabeau est bien stable et prenez tout votre temps. Ne montez jamais plus haut que 2 ou 3 marches et faites en sorte d'avoir toujours un appui des mains. Bien entendu, passé un certain âge, il faut laisser les plus jeunes faire les carreaux !

Eclairez suffisamment

Par économie ou parce que l'on connaît sa maison par coeur, on peut négliger d'allumer lorsqu'on se déplace d'une pièce à une autre ou dans une même pièce. Or les zones d'ombres peuvent provoquer des chutes. Il convient donc de prévoir des éclairages suffisants et multiples afin de ne jamais se retrouver dans la pénombre. Ne jamais descendre l'escalier dans le noir, même si on pratique depuis des années!

Quelle est la meilleure façon de garder sa forme et d'entretenir son équilibre ?

  • De pratiquer une activité physique régulière. Au-delà de 65 ans, surtout si l'on a jamais été un grand sportif, il n'est pas toujours facile de faire du sport. En revanche, marcher régulièrement est accessible à tous, et même une obligation. Trente minutes par jour peut être suffisant (que l'on peut fragmenter au cours de la journée). La règle à suivre est le plus possible et le plus souvent possible.
  • Si l'activité physique est également bonne pour le moral et les rencontres, n'oublions pas que nos facultés intellectuelles s'entretiennent aussi. Pour cela, variez les activités et privilégiez celles réalisées en groupe ou entre amis: jeux, couture, collections, jardinage, cuisine?
  • Et enfin, l'alimentation est une alliée indispensable: elle doit être équilibrée et variée, et entretenez les plaisirs? tous les plaisirs.

Des pieds qui font mal, de mauvaises dents ou une vue défaillante, sont autant de facteurs de risque de chute. Alors des visites régulières, ou en cas de problème, s'imposent chez le podologue, l'ophtalmologiste et le dentiste?...

Conseils spécial seniors pour éviter les chutes

Passé un certain âge, les chutes sont fréquentes, alors qu’elles sont le plus souvent évitables. Pis, une grande partie de ces chutes entraîne un handicap, ce qui signifie aussi souvent entrée en institution. Voici les principes de base pour prévenir de nombreuses chutes à l’origine de perte d’autonomie chez les seniors.

·         Les seniors et les chutes

·         Mais pourquoi les seniors chutent-ils si souvent?

·         Réaménager son domicile

·         Encore quelques conseils

Les seniors et les chutes

Passé 65 ans, un senior sur trois chute au moins une fois dans l’année. Au-delà de 80 ans, c’est une personne sur deux qui chute au moins une fois chaque année. Or les chutes s’accompagnent souvent d’une fracture, imposant un passage aux urgences, suivi d’une hospitalisation, puis d’une mise en institution.

Quelques chiffres :

  • 40% des personnes âgées hospitalisées pour une chute finissent en institution.
  • 8 chutes sur dix surviennent au domicile.

La bonne nouvelle est que la majorité de ces chutes sont évitables. Suivez le guide.

 Mais pourquoi les seniors chutent-ils si souvent?

C’est qu’avec l’âge, la vue diminue, tandis que l’équilibre devient incertain :

  • Diminution de la perception sensorielle et de la coordination,
  • Troubles de la motricité,
  • Troubles moteurs,
  • Dysfonctionnement de l’oreille interne (organe de l’équilibre),
  • Arthrose, prise de médicaments (somnifères…),
  • Diminution de la force musculaire,
  • Etc.

Au final, de très nombreuses conditions médicales sont réunies, mais on peut les prendre en charge ou les prévenir pour diminuer le risque de chutes.

  • Faire contrôler sa vue régulièrement en consultant un ophtalmologiste.
  • Dépister les troubles de l’équilibre en consultant son médecin traitant.
  • Diagnostiquer l’ostéoporose et traiter cette maladie qui augmente le risque de fracture.
  • Traiter l’arthrose et autres rhumatismes qui entravent les mouvements.
  • Pratiquer régulièrement une activité physique adaptée à ses possibilités.
  • S’alimenter de façon équilibrée, et si nécessaire prendre des compléments de calcium et de vitamine D.
  • Surveiller son poids et sa taille.

Réaménager son domicile

Puisque les chutes surviennent majoritairement au domicile, il est indispensable de réaménager son intérieur.

  • Enlevez les meubles et les bibelots encombrants. Dégagez les couloirs et les endroits de passages obligés.
  • Remplacez les tapis glissants par des tapis antidérapants.
  • Faites poser des barres d'appui dans les toilettes et dans la salle de bains.
  • Multipliez les sources d'éclairage pour limiter au maximum les zones d'ombre.
  • Installez une veilleuse entre la chambre et les toilettes.
  • Rangez les fils électriques afin de ne pas risquer de vous prendre les pieds dedans.
  • Rangez les objets dont vous avez régulièrement besoin à portée de main afin de ne pas avoir à grimper sur un escabeau pour les attraper.
  • Au jardin, veillez à enrouler et à ranger systématiquement le tuyau d’arrosage.
  • Investissez dans des outils de jardinage avec un bras à rallonge pour éviter de grimper et faites appel à un tiers pour les travaux qui ne sont plus à votre portée.
  • Toujours au jardin, vérifiez régulièrement l’absence d’obstacles dans les allées (branches, pots de fleurs, jouets du chien).

 

Encore quelques conseils

  • Apprenez à votre chien à ne pas rester dans vos jambes.
  • Évitez de sortir à l’extérieur, et même dans votre jardin, à la nuit tombante, à moins de disposer d’un éclairage extérieur digne de ce nom.
  • Portez des chaussures en bon état, qui maintiennent bien le pied et la cheville et dont les semelles sont antidérapantes.
  • Vérifiez aussi régulièrement l’état de vos chaussons qui doivent remplir les mêmes conditions que les chaussures: bon maintien du pied et non glissants au sol.
  • Vérifiez régulièrement avec votre médecin si les médicaments que vous prenez sont toujours opportuns.
  • En l’absence de conjoint ou de proche capable de donner l’alerte si vous chutez, équipez-vous d’une téléassistance: pendentif ou montre disposant d’un bouton pour prévenir les urgences.

Les chutes : un signe précoce de la maladie d’Alzheimer ?

Les chutes représentent des accidents très fréquents aux conséquences souvent graves. De nombreux facteurs peuvent augmenter les risques de tomber (âge, dénutrition, maladies, médicaments…). Mais certaines chutes répétées et inexpliquées pourraient aussi constituer un signe précoce de la maladie d’Alzheimer.

·         En cas de chutes répétées, penser à la maladie d’Alzheimer

·         Le risque de chute est multiplié par trois en cas de maladie d’Alzheimer

·         Comment prévenir les chutes ?

En cas de chutes répétées, penser à la maladie d’Alzheimer

Selon une étude américaine menée chez des personnes âgées, les sujets qui, à l’imagerie médicale, présentent les marqueurs cérébraux précoces de la maladie d’Alzheimer, à savoir des plaques amyloïdes, sont aussi celles qui chutent le plus souvent. Ainsi les chutes répétées pourraient constituer un signe précoce de cette maladie plus facilement repérable. 

On devrait donc explorer l’hypothèse d’une maladie d’Alzheimer débutante chez toute personne victime de chutes répétées et inexpliquées par une autre maladie ou un traitement en cours. 

Le risque de chute est multiplié par trois en cas de maladie d’Alzheimer

Une fois la maladie d’Alzheimer diagnostiquée, le risque de chute continue de progresser. On considère que ce risque est multiplié par trois chez les personnes atteintes d’une démence comme la maladie d’Alzheimer, indépendamment des médicaments prescrits.

Les raisons sont multiples et sont liées à la maladie elle-même :

  • Trouble du jugement : le patient évalue mal les risques et ses capacités motrices.
  • Troubles de la coordination.
  • Diminution de l’habileté.
  • Troubles visuels : netteté, contrastes, champ visuel…
  • Troubles de l’attention.
  • Dénutrition entraînant une perte de poids et une fonte musculaire.
  • Fatigue liée à la déambulation.

Comment prévenir les chutes ?

Dépister les troubles de l’équilibre

C’est le rôle du médecin chez toute personne atteinte de la maladie d’Alzheimer puisqu’il sait bien que le risque de chute est accru. Interrogatoire, observation d’une instabilité à la marche, test de l’équilibre.

Une consultation hospitalière spécifique peut être indiquée notamment chez les personnes à haut risque, c’est-à-dire en cas de chute survenue dans les 6 derniers mois, chez les sujets ayant peur de tomber ou qui se sentent instables à la marche. Au cours de ces consultations, outre la recherche des facteurs pouvant être corrigés, des consignes de prévention personnalisées sont divulguées.

L’entourage ou le patient lui-même peut aussi repérer des signes de perte de l’équilibre : marcher demande une telle concentration que l’on ne peut effectuer une autre tâche en même temps (manipuler, parler…) voire éprouver des difficultés à se lever d’une chaise, marcher en regardant ses pieds, etc.

Deux tests simples peuvent être réalisés mais ils ne doivent jamais être entrepris seul : se tenir en équilibre sur un pied plus de 5 secondes ou en plaçant un pied derrière l’autre.

Réorganiser l’habitat

La prévention est primordiale. Elle consiste à sécuriser l’habitat :

  • Ôter tous les meubles et les objets inutiles et encombrants afin de dégager de l’espace.
  • Multiplier les sources d’éclairage et éliminer les zones d’ombre.
  • Éliminer les tapis ou les coller afin que l’on ne puisse pas se prendre les pieds dedans. Faire de même pour les fils électriques.
  • Placer des tapis antidérapants là où c’est nécessaire et des barres d’appui dans la salle de bain.
  • Installer des veilleuses sur le parcours allant de la chambre aux toilettes.
  • Placer les objets d’utilisation courante  à portée de main.
  • Ne pas monter sur une chaise ou sur un escabeau, mais demander l’aide d’un proche.

Bien entendu, la prévention passe aussi par le traitement de toute autre maladie contribuant à augmenter le risque de chute et par une réévaluation régulière par le médecin des différents médicaments prescrits.

Pour en savoir plus sur comment prévenir la chute des seniors avec e-sante.

Seniors, portez des baskets !

Prévenir les chutes des personnes âgées est fondamental en raison des risques inhérents de fractures, d'altération de la qualité de vie, voire de perte d'autonomie. Selon les résultats d'une étude américaine, le port de baskets devrait faire partie intégrante des mesures de prévention anti-chute !

Durant deux ans, 1.300 personnes âgées de plus de 65 ans ont été suivies. Au cours de cette période, 327 chutes ont été enregistrées, la plupart ayant eu lieu au domicile ou à proximité immédiate.Renseignés sur le type de chaussures portées lors de l'accident (baskets, chaussures à lacets, mocassins, bottes, chaussures à talons hauts, sandales, chaussons, etc.), les auteurs constatent que les chaussures de sport sont associées au plus faible risque de chute, tandis que marcher pieds nus engendre le risque le plus élevé.La variation du risque en fonction du type de chaussures est importante : avec des baskets, le risque de chute diminue de 30% par rapport à tous les autres types. Cette propriété anti-chute s'expliquerait simplement par la largeur de la semelle et ses propriétés antidérapantes, conférant une grande surface de contact avec le sol et une bonne stabilité. Et à l'extrémité inverse, c'est en marchant pieds nus que le pied peut le plus facilement glisser.Il ne devrait pas être si difficile de convaincre les seniors d'opter pour la sécurité lorsque celle-ci apporte en plus le confort?

Seniors: mieux vaut prévenir que tomber

Une nette diminution de la qualité de vie et des dépenses importantes en matière de soins de santé, telles sont les conséquences des chutes à un âge avancé. Sans compter qu'elles se soldent souvent par une fracture de la hanche.

·         Les chutes coûtent très cher à la société

·         La prévention est possible

·         Des faits

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, 1,7 million de personnes se sont fracturé la hanche en 1990 et elles devraient être plus de 6 millions d'ici 2050 en raison de l'augmentation de l'espérance de vie et de l'accroissement de la population mondiale. Seuls des programmes de prévention des chutes réellement efficaces pourront inverser la tendance.

Les chutes coûtent très cher à la société

Outre la souffrance physique et psychique des seniors qui en sont victimes, les chutes constituent aussi une lourde charge financière pour la société. Les personnes âgées qui se fracturent la hanche coûtent chaque année plus de 27 millions d'? à l'assurance maladie en Belgique. Et ces coûts ne feront qu'augmenter en raison du vieillissement toujours plus accentué de la population.

La prévention est possible

Les conséquences d'une chute sont généralement catastrophiques pour de nombreux seniors: perte d'autonomie, isolement, invalidité, et même décès. Rien qu'en Flandre, en 1996, 257 hommes et 444 femmes de plus de 65 ans sont décédés des suites d'une chute. Les chutes ne sont toutefois pas la conséquence inévitable de la vieillesse. Il convient aussi d'attirer l'attention des médecins sur les affections qui comportent un risque de chute, comme la diminution de l'acuité visuelle, la prise conjointe de plusieurs médicaments, les troubles de l'équilibre, etc. De nombreuses études scientifiques indiquent que les facteurs qui provoquent la chute peuvent être détectés et évités. Les chutes seraient dès lors prévisibles jusqu'à un certain point.

Des faits

  • Plus une personne est âgée, plus elle court le risque de tomber.
  • Plus de la moitié des chutes chez les plus de 65 ans se produisent à la maison.
  • Les seniors ne se rappellent souvent plus comment et pourquoi ils sont tombés. Nombreux sont ceux qui oublient qu'ils sont tombés 3 à12 mois plus tôt.
  • Les personnes âgées qui ont déjà fait une chute courent un risque deux à trois fois plus élevé de retomber dans l'année qui suit.
  • 95% des fractures de la hanche sont causées par une chute.

Les somnifères et les calmants font-ils tomber les seniors?

" ?Depuis le décès de mon époux, je dors très mal. J'ai demandé à plusieurs reprises à mon médecin traitant de me prescrire des somnifères, mais il refuse sous prétexte que ces médicaments augmenteraient trop le risque de chute. Un somnifère, ca ne peut quand même pas faire de tort ? ? "

·         Les + 65 ans utilisent-ils davantage de somnifères?

·         La chute: du simple bleu à la fracture de la hanche

·         Chutes et calmants: un lien machiavélique

·         Moins de psychopharmacie, moins de chutes

·         Retour à la bonne vieille tasse de lait chaud?

Les somnifères et les chutes chez les personnes âgées, deux problèmes dont l'impact n'est pas à négliger sur la santé publique. Analyse.

Les + 65 ans utilisent-ils davantage de somnifères?

En 99, plus de 13 millions de boîtes de benzodiazépine (calmant et somnifère) ont été vendues en Belgique. Près de la moitié étaient destinées à des + 65 ans, soit entre 130 et 250 calmants par senior et par an. Pour rappel, ces médicaments sont délivrés uniquement sur prescription médicale.

La chute: du simple bleu à la fracture de la hanche

Les chutes sont plus fréquentes chez les seniors: près d'un tiers de tous les + 65 ans tombe au moins une fois par an. 10 % de ces chutes provoquent une lésion corporelle. Parmi celles-ci, la fracture de la hanche est la plus redoutée. Dans notre pays, 13.000 fractures de la hanche sont recensées chaque année. La moitié des personnes de plus de 75 ans qui se fracturent la hanche à la suite d'une chute décèdent dans l'année. L'Institut Scientifique de la Santé Publique (ISP) estime d'ailleurs que le nombre de fractures de la hanche chez les seniors va doubler en raison du vieillissement de la population.

Chutes et calmants: un lien machiavélique

Les causes de cette augmentation du risque de chute chez les personnes âgées sont nombreuses: hypotension, diminution de l'acuité visuelle et de l'équilibre, fonte des muscles, dépression, " pièges " à l'intérieur de l'habitation et à l'extérieur, etc.La recherche a également mis en évidence un lien entre la prise de somnifères, de calmants et d'antidépresseurs (la psychopharmacie) et le risque de chute. Les médicaments relevant de la psychopharmacie diminuent l'équilibre, provoquent une somnolence en journée et affectent la motricité, la mémoire ainsi que la concentration. Une chute dans les escaliers est vite arrivée et signifie parfois le début de la fin.

Moins de psychopharmacie, moins de chutes

Bien que la psychopharmacie soit souvent souhaitable dans le traitement de l'insomnie et de la dépression, le risque accru de chute rend parfois le remède plus dangereux que l'affection. Une étude américaine sur des seniors a montré que la diminution progressive et l'arrêt de la psychopharmacie sur une période de 14 semaines ont entraîné une réduction des chutes de 39 %.

Retour à la bonne vieille tasse de lait chaud?

Il existe d'autres moyens de favoriser le sommeil. Le simple fait d'adapter son mode de vie peut réduire le besoin de recourir à des produits psychopharmaceutiques et, par conséquent, diminuer les risques de chute. Quelques conseils:

Allez toujours dormir à la même heure.

Faites de l'exercice physique.

Evitez l'alcool et le café avant d'aller dormir.

Faites des exercices de relaxation.

Faites-vous masser.

Prenez une douche ou un bain avant d'aller dormir.

 

 

Ne passez pas trop de temps au lit.

Gare aux chutes après 65 ans !

Tomber peut être risqué après 65 ans : il s'agit de la première cause de mortalité dans les pays occidentaux à cet âge. La prévention est essentielle.
• Prévenir, prévenir...
• La Sécu part en campagne
La chute de la personne âgée n'est pas banale. Elle est responsable de très nombreuses hospitalisations en urgence, puis de séjours de longues durée et de décès. Il s'agit ainsi d'un problème de santé publique majeur dans de nombreux pays.

Prévenir, prévenir...

Ces chutes ont de très nombreuses causes comme la baisse de la vue, la perte d'équilibre, l'ostéoporose, les malaises, la déprime… La prévention passe notamment par une bonne alimentation, des exercices physiques simples et un aménagement adapté de l'habitat.Pour l'alimentation, il convient de corriger les carences encore trop fréquentes à cet âge, notamment en protéines, vitamines, calcium et d'une manière générale en apports liquidiens.Une heure par jour d'exercice physique est nécessaire, en faisant essentiellement appel à la marche et à quelques assouplissements.Dans l'habitat, il faut fixer les tapis au sol, améliorer l'éclairage, dégager les passages (tables basses, fils, etc.).