Le rhume

Le rhume est une infection très fréquente du nez (ou plus précisément des fosses nasales) et de la gorge, causée par un virus. Aussi appelé rhinite virale ou aiguë, il provoque un mal de gorge, des éternuements, une sensation de nez bouché(congestion nasale) et un écoulement nasal. La durée des symptômes est souvent plus longue que ce qui est couramment véhiculé. La durée médiane était de 11 jours dans une étude de 346 adultes avec un rhume banal non compliqué59.

Le rhume est causé le plus souvent par les rhinovirus, qui font partie de la famille des picornavirus, qui présentent plus de 100 sérotypes différents.

Le corps rencontre et neutralise des virus du rhume plusieurs fois par an. Lorsqu’un rhume apparaît, c’est que le système immunitaire n’a pas réussi à empêcher l’infection par le virus.

Le rhume touche surtout les jeunes enfants puisque leur système immunitaire est en développement et qu’ils entrent plus souvent en contact avec les virus qui causent la maladie.

 

Rhume ou grippe?

En cas de grippe, on se sent particulièrement « patraque », et tout le corps en ressent des effets : grande fatigue, douleurs musculaires, fièvre, maux de tête, etc.

Quant au rhume, il se traduit par des symptômes plus « légers » :
- le nez coule assez abondamment ;
- la fièvre et les maux de tête sont moins intenses et plus rares ;
- les douleurs, la fatigue et la faiblesse sont peu importantes.

Pour en savoir plus, consulter notre fiche Grippe. Mentionnons que le rhume peut aussi être confondu avec des allergies respiratoires. Consulter notre fiche Rhinite allergique.

Prévalence

Des enquêtes60 ont révélé qu’un enfant normal peut avoir de 6 à 10 épisodes de rhume par année. Les adultes en ont de deux à quatre. Lors de chaque rhume, l’organisme développe une immunité contre le virus particulier qui a causé l’épisode en question. Avec le temps, le corps acquiert une immunité contre plusieurs des virus qui causent le rhume.

Dès l’arrivée de l’automne et jusqu’à la fin du printemps, les rhumes sont plus fréquents. On passe alors plus de temps à l’intérieur, ce qui contribue à la contagion. Aussi, durant l’hiver, l’air est généralement plus sec dans les maisons, ce qui assèche les muqueuses du nez. Celles-ci deviennent moins efficaces pour lutter contre les virus et empêcher l’apparition d’un rhume. Dans les pays du Sud, les rhumes sont plus fréquents durant la saison des pluies.

Contagion

Le rhume est une maladie contagieuse. Pour pouvoir provoquer un rhume, les virus du rhume doivent d’abord se fixer sur les muqueuses de notre nez, de nos yeux ou de notre bouche. Contrairement à la peau, les muqueuses ne forment pas une barrière très étanche contre les microbes. Les virus peuvent atteindre les muqueuses si l’on inhale de fines gouttelettes contaminées, émises par exemple lorsqu’une personne qui a le rhume tousse ou éternue.

Le rhume peut aussi se propager par le contact des mains avec une personne infectée ou un objet contaminé (des verres, des ustensiles, des jouets, etc.), lorsque les mains sont ensuite portées à la bouche, au nez ou aux yeux. Le virus peut survivre jusqu’à 7 jours sur des surfaces inanimées et sèches. La période d’incubation est très courte, varie d’une douzaine d’heures (rhinovirus) à quelques jours.

Complications possibles

Le rhume en soi n’entraîne pas de complications. Cependant, il fragilise les muqueuses, qui peuvent être « colonisées » secondairement par des bactéries. On parle alors de surinfection bactérienne. Les signes de la surinfection bactérienne au niveau des sinus sont un écoulement nasal épaissi et la prolongation des symptômes sur plusieurs semaines. Les bactéries peuvent également causer d’autres affections à la suite d’un rhume. Ainsi, chez les enfants, la complication la plus fréquente est l'otite moyenne. Un rhume persistant peut aussi favoriser l’apparition d’une sinusite, une pharyngite, une bronchite et même, rarement, une pneumonie. Il peut également réactiver le virus de l'herpès simplex, qui cause l’herpès labial et l’herpès génital, en affaiblissant l’organisme.

Quand consulter un médecin?

Généralement, il n’est pas nécessaire de consulter un médecin en cas de simple rhume. Dans la majorité des cas, les symptômes disparaissent d’eux-mêmes en 1 semaine environ.

Cependant, en présence de l’un ou l’autre des symptômes suivants, qui sont le signe d’une complication (otite, sinusite, etc.) ou d’un problème de santé plus grave que le rhume, il vaut mieux consulter un médecin.

  • Des symptômes intenses qui atteignent tout l’organisme. Par exemple, une fièvre de 39,5 ºC (103  F) ou plus, des frissons ou des sueurs, des maux de tête ;
  • Des sécrétions nasales qui persistent plus de 10 jours, qui deviennent parfois jaunâtres et plus épaisses ;
  • Des douleurs persistantes à une oreille, l’apparition d’une conjonctivite ou des douleurs intenses au visage ou au front (sinusite) ;
  • Une toux qui persiste plus de 7 jours après la disparition des autres symptômes ;
  • Chez l’enfant : des pleurs persistants ou une respiration très rapide; les lèvres bleues ;
  • Chez l’enfant, une toux si grave qu’il s’étouffe ou vomit ;
  • Une respiration sifflante ;
  • La survenue d’un rhume chez un bébé de moins de 4 mois, car il existe un risque d’insuffisance respiratoire.
 

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Les symptômes, les personnes à risque et les facteurs de risque du rhume

Symptômes

  • Un mal de gorge, qui est généralement le tout premier symptôme ;
  • Des éternuements et une congestion nasale ;
  • Un écoulement nasal (rhinorrhée) nécessitant de se moucher souvent. Les sécrétions sont plutôt claires ;
  • Une légère fatigue ;
  • Les yeux larmoyants ;
  • De légers maux de tête ;
  • Parfois, une toux ;
  • Parfois, un peu de fièvre (environ un degré au-dessus de la normale) ;
  • Une respiration sifflante chez les enfants qui font de l’asthme.

Personnes à risque 

  •  Les jeunes enfants : la plupart des enfants ont un premier rhume avant l'âge de 1 an et demeurent particulièrement vulnérables jusqu'à ce qu'ils aient 6 ans, en raison de l'immaturité de leur système immunitaire. Le fait qu’ils soient en contact avec d’autres enfants (à la maternelle, à la garderie ou à la crèche) augmente aussi leur risque d’attraper le rhume. Avec l’âge, les rhumes deviennent moins fréquents.
  • Les personnes dont le système immunitaire est affaibli par un médicament ou une maladie. En outre, les symptômes sont plus prononcés chez ces personnes.

Facteurs de risque

  • Le stress. Une méta-analyse de 27 études prospectives a confirmé que le stress était un facteur de risque très significatif61.
  • Le tabagisme. La cigarette produit un effet irritant local au niveau des voies respiratoires qui diminue les défenses locales et affaiblit le système immunitaire62.
  • Un voyage récent en avion est un facteur de risque possible. Un questionnaire a été administré à 1100 passagers de vols entre San Francisco et Denver, au Colorado. Une personne sur 5, 20%, a déclaré avoir été enrhumée dans les 5 à 7 jours après le vol. La recirculation ou pas de l’air dans la cabine était sans effet sur l’incidence du rhume63.
  • Pratiquer des exercices physiques intenses. Les athlètes qui s’entraînent de manière excessive seraient plus sujets au rhume.

La prévention du rhume

Mesures préventives de base

Mesures d'hygiène

  • Se laver régulièrement les mains et apprendre aux enfants à en faire autant. Il s’agit du principal moyen de prévenir le rhume.
  • Ne pas partager les objets personnels (verre, vaisselle, gant de toilette, etc.) d’une personne enrhumée et éviter de se trouver trop proche d’elle.
  • Ne pas porter ses mains au visage.
  • Se couvrir la bouche et le nez d’un mouchoir lorsqu'on tousse ou éternue, ou tousser dans le creux de son coude.
  • Si possible, rester à la maison lorsqu’on est malade pour ne pas contaminer les autres.
Hygiène des mains

 

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Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec42

Habitudes de vie

Pour avoir une bonne résistance aux infections :

  • faire de l'exercice et avoir une bonne alimentation sont des facteurs primordiaux. Consultez notre fiche Diète spéciale: Rhume et grippe ;
  • dormir suffisamment ;
  • ne pas fumer. Le tabac irrite les voies respiratoires et augmente le risque d’infection et de complications liées au rhume ;
  • contrôler son stress. En période de stress, être attentif et prendre diverses mesures pour se détendre (moments de relaxation, repos, diminution des activités en cas de surmenage, sports, etc.).
Mesures pour prévenir les complications
  • Porter une attention particulière à la prévention du rhume, en étant très vigilant sur les mesures de base décrites ci-dessus ;
  • Se moucher régulièrement, toujours une narine après l’autre, avec des mouchoirs jetables pour évacuer les sécrétions ;
  • Se laver les fosses nasales avec une solution saline introduite dans les narines.

 

Les traitements médicaux du rhume

Dans la majorité des cas, le rhume disparaît spontanément. Aucun traitement ne permet de se débarrasser plus rapidement du virus. En fait, le traitement vise essentiellement à rendre le rhume moins pénible en soulageant les symptômes : mal de gorge, mal de tête, congestion nasale. Comme le rhume est causé par un virus et non par une bactérie, les antibiotiques sont sans effet. De plus, aucun vaccin n'existe pour prévenir le rhume puisque, contrairement à la grippe (causée seulement par quelques sortes de virus), plus de 100 virus peuvent être en cause. Il ne reste plus qu’à laisser le temps faire son oeuvre.

Médicaments

  • Acétaminophène (Tylénol®, Tempra®, Acet®). Ce médicament traite efficacement le mal de tête et la fièvre légère. Il est important de respecter la posologie, puisque l’acétaminophène peut causer des dommages au foie s’il est pris trop fréquemment ou à des doses plus élevées que celles recommandées par le fabricant. Chez les adultes, la dose maximale par jour est de 4 g. Chez les enfants, la dose varie selon leur poids.
  • Les anti-inflammatoires, comme l’ibuprofène (Advil) ou le naproxène (Aleve), peuvent aussi être employés pour soulager la douleur et la fièvre.
  • L’aspirine (acide acétylsalicylique) est contre-indiquée chez les enfants : elle peut causer le syndrome de Reye, une maladie grave.
  • Décongestionnants. Les décongestionnants sous forme de vaporisateurs nasaux (Dristan®, Otrivin®) sont déconseillés chez les enfants, en raison de leur faible efficacité et de leurs effets indésirables. Chez les adolescents et les adultes, ils peuvent être employés durant une période maximale de 3 jours. Un usage prolongé peut irriter les muqueuses fragiles du nez et provoquer une inflammation chronique. Les décongestionnants pris par voie orale occasionnent moins de problèmes. À titre de décongestionnant, on peut aussi simplement utiliser une solution saline par inhalation (voir l’encadré ci-dessous). Pour soulager l’écoulement nasal clair, on peut utiliser l’ipratropium en vaporisation nasale (Atrovent nasal), qui a un effet asséchant, mais qui n’a pas d’effet décongestionnant.
  • Médicaments contre le rhume. De nombreuses marques proposent des médicaments contre le rhume, qui associent généralement un antidouleur de type ibuprofène ou acétaminophène, qui lutte aussi contre la fièvre, et un décongestionnant oral (pseudoéphédrine), parfois sous forme de comprimés jour/nuit. Ces médicaments (Actifed®, Advil rhume et sinus®, Benylin rhume et grippe®…) peuvent soulager les symptômes, mais n’accélèrent pas la guérison et sont déconseillés chez les enfants. Bien respecter le dosage.
Et les sirops contre la toux?

Le rhume s’accompagne parfois d’une toux grasse ou d’une toux sèche. La toux n’est pas mauvaise en soi, au contraire. La toux grasse permet d’expulser les sécrétions. Il n’y a pas de bonne preuve que les sirops contre la toux, qui contiennent par exemple du dextromethorphan ou de la guaiafenesine, soient efficaces.

Quelques soins pour améliorer le confort

Les mesures suivantes sont recommandées par les médecins. Il est préférable de les appliquer dès les premiers signes de rhume ou de refroidissement.

  • Se reposer beaucoup afin de soutenir le système immunitaire.
  • Boire au moins 2 litres d’eau et d’autres boissons par jour pour ne pas se déshydrater (les boissons chaudes, comme les tisanes et la soupe, apportent beaucoup de réconfort).
  • Pour soulager le mal de gorge, se gargariser avec de l’eau salée tiède plusieurs fois par jour.
  • Pour décongestionner le nez (y compris chez les enfants), déposer quelques gouttes d'une solution saline dans chaque narine.

Pour faciliter l’application, se coucher sur le dos et incliner sa tête vers l’arrière. Il existe également des vaporisateurs qui facilitent l’application. Nettoyer l’intérieur des narines à l’aide d’un écouvillon (coton-tige). Mettre de nouveau quelques gouttes de solution saline dans chaque narine. Se moucher ou, dans le cas d’un jeune enfant, aspirer le mucus à l’aide d’une poire nasale.

Cette technique pourrait aussi aider à soulager le rhume des foins2.

On trouve facilement des solutions salines en pharmacie (par exemple, Salinex®, Hydrasense®). On peut aussi en préparer une soi-même.

Recette maison de solution saline1
Dissoudre 1/2 c. à thé de sel dans 8 oz (240 ml) d’eau bouillie et refroidie. Il est bien important de respecter cette proportion, sinon on risque d’irriter les muqueuses du nez. Conserver la solution dans une bouteille propre munie d’un compte-gouttes. Refaire une nouvelle solution tous les 3 jours.

- Prendre des douches chaudes ou des bains chauds.

- Rester au chaud, mais ne pas surchauffer la chambre à coucher, ce qui assèche l’air et rend la respiration plus difficile.

- Utiliser un humidificateur au besoin. D’après Santé Canada, il est bon de garder l’humidité des résidences à 50 % durant l'été et à 30 % durant l'hiver (un hygromètre permet de mesurer le taux d’humidité)3.

- Pour soulager une irritation de la peau autour des narines, appliquer un peu de gelée de pétrole sur la zone sensible.

Rhume - L'opinion de notre médecin

Dans le cadre de sa démarche de qualité, Passeportsanté.net vous propose de découvrir l’opinion d’un professionnel de la santé. Le Dr Dominic Larose, médecin urgentiste, vous donne son avis sur le rhume :
Dans la pratique médicale courante, je vois beaucoup plus rarement des patients qui consultent pour un rhume banal qu’au début de ma pratique il y a 30 ans. Le message passe assez bien : les antibiotiques ne sont pas efficaces, et le médecin ne peut pas vraiment vous aider au-delà de ce que vous pouvez faire vous-mêmes.

Les patients consultent parfois pour un rhume qui dure plus de 7 jours, alors qu’il n’y a aucun signe de complication. Ils sont surpris d’apprendre qu’une infection respiratoire banale peut durer plus longtemps. La dernière chose à faire est d’alors insister auprès du médecin pour obtenir une prescription d’antibiotiques qui sont parfaitement inutiles, en plus de causer des effets secondaires qui sont parfois graves.

Le meilleur remède que je recommande à mes « patients » est la … patience!

Dominic Larose, MD CMFC(MU) FACEP

 

Révision médicale (octobre 2014) : Dominic Larose, MD CMFC(MU) FACEP

 

Rhume : les approches complémentaires

En traitement

Efficacité certaine Vitamine C (pour les athlètes) Voir la légende des symboles
Efficacité probable Ginseng, andrographis, zinc
Efficacité possible Probiotiques, échinacée
Efficacité incertaine Andrographis, échinacée, glutamine
Usage traditionnel Astragale, isatis, angélique, camomille allemande, cataire, eucalyptus, gingembre, thym
Usage reconnu Ail, huile essentielle de menthe poivrée, plantain, réglisse, saule blanc, sureau noir
Approches à considérer Acupuncture, modifications alimentaires, pharmacopée chinoise, « remèdes de grand-mère »
Probablement inefficace Vitamine C (pour la population générale)

En prévention

Certains produits de phytothérapie ainsi que des suppléments peuvent réduire le risque de contracter un rhume. Ils agissent essentiellement en renforçant les défenses immunitaires du corps.

Efficace Vitamine C. Chez les athlètes, la vitamine C sous forme de suppléments aide à prévenir les rhumes liés au syndrome de surentraînement. Une méta-analyse démontre une diminution de 50 % du risque de contracter un rhume chez les sujets ayant pris de la vitamine C durant 3 à 8 semaines avant une course ou une période intense d’un autre type d’activité13.
Dosage
Prendre de 250 mg à 1 g par jour, en commençant environ 3 semaines avant la période d'exercice intense.

Inefficace Vitamine C. Dans la population générale, la prise quotidienne de suppléments de vitamine C serait inefficace pour prévenir le rhume, selon une méta-analyse regroupant 30 essais et 11 350 personnes14.

Efficacité probable Ginseng (Panax ginseng). Des études indiquent qu’en conjonction avec un vaccin antigrippal, le ginseng réduit l’incidence des infections respiratoires aiguës, dont le rhume4,5. Chez des personnes non vaccinées contre la grippe, une étude publiée en 2005 a révélé que le ginseng ne réduirait que modestement le nombre de rhumes (-13 %)6.
Dosage
Prendre de 100 mg à 200 mg d’un extrait normalisé (de 4 % à 7 % de ginsénosides), 2 fois par jour. Consultez la fiche Ginseng pour en savoir plus.

Au Canada, le remède COLD-fX®, à base de racine de ginseng nord-américain, est très utilisé en prévention du rhume. En 2009, une synthèse a conclu que même si plusieurs essais suggèrent une réduction du nombre de rhumes et de la durée des symptômes, les données scientifiques ne sont pas suffisantes pour certifier l’efficacité préventive du COLD-fX®52.

Efficacité possible Probiotiques. Une étude aléatoire publiée en 2010 a évalué l’efficacité d’un mélange de probiotiques (Lactobacillus plantarum (DSM 15312) et Lactobacillus paracasei (DSM 13434)) pris en prévention contre le rhume. Dans le groupe recevant des suppléments de probiotiques, le risque d’attraper un rhume était de 55 % contre 67 % dans le groupe témoin, et la durée des rhumes était diminuée de plus de 2 jours54. En 2009, une étude menée auprès de 326 enfants de 3 ans à 5 ans a montré l’efficacité préventive du probiotique Lactobacillus acidophilus seul ou en combinaison avec Bifidobacterium animalis, administré 2 fois par jour pendant 6 mois55. Par rapport au placebo, les probiotiques ont permis de réduire de plus de la moitié l’incidence de la fièvre et de la toux, et de 30 % l’incidence de la congestion nasale (60 % avec la combinaison des deux probiotiques).

Efficacité incertaine Andrographis (Andrographis paniculata). L'andrographis pourrait être efficace pour prévenir le rhume. Une étude avec placebo a été réalisée auprès de 107 personnes âgées de 18 ans, en moyenne7. Une partie des participants prenaient 2 fois par jour 100 mg d'un extrait normalisé à 5,6 % d’andrographolide. Les sujets prenant l’extrait d’andrographis étaient 2 fois moins nombreux à contracter un rhume que ceux prenant le placebo. Toutefois, ce bienfait de l'andrographis s’est manifesté seulement après 2 mois de traitement. Aucun effet indésirable n’a été rapporté.

Efficacité incertaine Échinacée (Echinacea sp). L'efficacité de l'échinacée à prévenir le rhume semble variable, selon les études8-11,48,49. Elle pourrait dépendre du type de préparation d’échinacée utilisée et aussi du type de virus responsable du rhume. Selon le pharmacien Jean-Yves Dionne, l’échinacée perd de son efficacité préventive après 3 mois d’utilisation. Lisez son avis complet dans la fiche Échinacée.

Efficacité incertaine Glutamine. La prise de glutamine avant ou tout de suite après un exercice physique intense pourrait aussi contribuer à prévenir le syndrome de surentraînement, mais une seule étude a porté sur cet usage15.

Usage traditionnel Astragale (Astragalus membraceanus ou Huang qi). La racine de cette plante est utilisée en Médecine traditionnelle chinoise pour augmenter la résistance du corps aux infections virales. Quelques études réalisées en Chine tendent à démontrer que l'astragale pourrait renforcer le système immunitaire et ainsi prévenir le rhume12,50. Elle réduirait aussi les symptômes du rhume une fois qu'il est installé et accélérerait la guérison.
Dosage
Consultez la fiche Astragale.

En traitement

Ces produits sont utilisés pour soulager les symptômes du rhume si on en est atteint et pour le vaincre plus facilement.

Efficacité probable Andrographis (Andrographis paniculata).En février 2004, les auteurs d’une synthèse portant sur 4 essais aléatoires et à double insu concluaient que l’andrographis, seule ou combinée avec de l’éleuthérocoque, est plus efficace qu’un placebo pour traiter les infections respiratoires sans complications (rhume, grippe, pharyngite)16. Les auteurs d’une synthèse d’études publiée 2 mois plus tard sont arrivés à la même conclusion17.
Une étude a porté sur des enfants âgés de 4 ans à 11 ans, avec des résultats positifs41. Aucun effet indésirable n’a été rapporté.
Dosage
Prendre 400 mg d'un extrait standardisé contenant de 4 % à 6 % d'andrographolide (ingrédient actif de l'andrographis), 3 fois par jour.
Contre-indication
Les femmes enceintes devraient s’abstenir de consommer de l’andrographis puisqu’il pourrait avoir des effets abortifs.

Efficacité probable Zinc. Malgré la publication de résultats mitigés au cours des années20-32,50, une synthèse publiée en 201364 a conclu que le zinc, à dose élevée de plus de 75 mg par jour, diminuait la durée du rhume mais pas sa sévérité. Il doit être administré dans les premiers 24 heures et cause très souvent à cette dose de la nausée et un mauvais goût dans la bouche.
Dosage
Consultez la fiche Zinc pour en savoir plus.

Efficacité possible Échinacée (Echinacea sp). En 200648 et en 200749, 2 méta-analyses regroupant chacune une quinzaine d’essais concluaient que, malgré certains résultats non probants, un traitement à l’échinacée permettait de diminuer légèrement l’intensité des symptômes du rhume (congestion, écoulement nasal, mal de gorge, maux de tête, faiblesse et frissons) et de réduire leur durée de 1,4 jour en moyenne. Cependant, un essai clinique dont les résultats ont été publiés en décembre 2010 n’a relevé aucune diminution notable des symptômes57.
Dosage
Si une personne souhaite tout de même l’essayer, il est important de prendre l'échinacée dès les premiers signes d’un rhume. Certains thérapeutes recommandent même une dose de charge. Pour tous les détails, consultez la fiche Échinacée.

Inefficace Vitamine C (acide ascorbique). Au cours des dernières décennies, de très nombreuses études se sont penchées sur l'efficacité de la vitamine C pour réduire les symptômes du rhume. Une méta-analyse65 publiée en 2013 conclu que la vitamine C n’est pas efficace. Curieusement, ces auteurs disent tout de même que vu le faible cout et l’absence de toxicité, une personne peut quand même en faire l’essai.

Usage reconnu Ail (Allium sativum). L'ESCOP reconnaît l'usage de l'ail pour traiter les infections des voies respiratoires. Les résultats d'un essai clinique à double insu avec placebo ont donné du poids à cet usage traditionnel : parmi les 146 sujets traités, ceux qui ont pris une capsule d'ail durant 12 semaines (entre les mois de novembre et février) ont eu moins de rhumes que ceux du groupe placebo. De plus, lorsqu'ils étaient enrhumés, leurs symptômes se résorbaient plus rapidement19.
Dosage
L’ail peut être consommé frais, séché, ou sous une autre forme. Consultez les fiches Ail (psn) et Ail pour en savoir plus.

Usage reconnu Menthe poivrée (Mentha x piperita). La Commission E et l’ESCOP reconnaissent l’utilisation de l’huile essentielle de menthe poivrée pour le soulagement de la toux et du rhume, par voie interne ou externe.
Dosage
Il est possible de la prendre par voie interne, ou encore sous forme d’onguent nasal. Consultez la fiche Menthe poivrée.

Usage reconnu Plantain (Plantago major). La Commission E allemande approuve, depuis 1985, l'usage médicinal du plantain lancéolé pour traiter les infections et les inflammations des voies respiratoires, par voie interne. En Europe, la plante est un ingrédient de plusieurs préparations d'herboristerie expectorantes et antitussives.
Dosage
Prendre sous forme d’infusion, de teinture ou d’extrait fluide. Consultez la fiche Plantain pour en savoir plus.

Usage reconnu Réglisse (Glycyrrhiza glabra). La racine de la réglisse fait partie d’une multitude de préparations médicinales traditionnelles. La Commission E reconnaît son usage pour traiter les inflammations des voies respiratoires. Certaines substances contenues dans la réglisse exerceraient un effet antiviral.
Dosage
On l’utilise par voie interne, sous forme de racine séchée ou d’extrait total. Voir la fiche Réglisse pour en savoir plus.

Usage reconnu Sureau noir (Sambucus nigra). La Commission E approuve l'usage de cette plante pour traiter le rhume. Elle serait particulièrement efficace pour faire baisser la fièvre, d'après le British Herbal Compendium. Plusieurs essais ont montré l’efficacité des baies de sureau pour réduire les symptômes de la grippe50,53, dont la toux et la congestion nasale, qui sont les symptômes phares du rhume.
Dosage
Voir la fiche Sureau noir.
Note. Il ne faut pas confondre le sureau noir (Sambucus nigra) avec le sureau blanc (Sambucus canadensis).

Usage reconnu Saule blanc (Salix alba). La Commission E reconnaît son usage pour traiter les maladies qui s'accompagnent de fièvres, de rhumatismes et de maux de tête.
Dosage
Voir la fiche Saule blanc.

Usage traditionnel Traditionnellement, plusieurs plantes ont servi à soulager les symptômes du rhume, comme le mal de gorge et la toux. Parmi celles-ci, on trouve l’isatis, l’angélique, la camomille allemande, la cataire, l’eucalyptus, le gingembre et le thym. Consultez nos fiches correspondantes pour savoir comment les utiliser.

Approches à considérer Acupuncture. Elle peut aider à réduire l'intensité et la durée des symptômes, mais aucune étude scientifique à grande échelle n'a évalué son efficacité37. Voyez notre fiche Acupuncture.

Approches à considérer Alimentation. Certains changements dans l’alimentation peuvent aider à renforcer le système immunitaire, donc à accélérer la guérison. Voyez la fiche Diète spéciale: Rhume et grippe.
Le lait? En s’appuyant sur leur expérience clinique, certains médecins soutiennent que la consommation quotidienne de lait de vache et de produits laitiers ouvre la porte aux infections à répétition, comme les rhumes, les otites et les sinusites38,39. Selon eux, le lait contribuerait à l’accumulation de toxines dans les tissus. Une consommation occasionnelle ne serait pas problématique. Cependant, cet avis n’est pas partagé par la majorité des médecins. De plus, la plupart des nutritionnistes ne déconseillent pas les produits laitiers en cas de rhumes à répétition40.
Quant au Dr Andrew Weil, il recommande d’inclure dans son alimentation des champignons asiatiques (comme le maitake, le cordyceps, le shiitake et le reishi), dès les premiers symptômes du rhume35. Ces champignons contribueraient à renforcer le système immunitaire.

Approches à considérer Pharmacopée chinoise. La préparation Yin Qiao San a été créée pour combattre les maladies infectieuses chez les enfants. Elle doit être prise dès l'apparition des symptômes du rhume. La préparation Yu Ping Feng San (Wan) est indiquée pour les personnes qui souffrent de rhumes à répétition, pour les enfants qui passent du rhume à l'otite ou à d'autres infections respiratoires, et pour ceux qui ont des problèmes d'allergies. Une méta-analyse conduite en 2007 a analysé 14 études portant sur 2 440 patients et évaluant différentes préparations d’herbes chinoises. En dépit de la méthodologie contestable des études, les auteurs ont conclu que la pharmacopée chinoise pouvait réduire la durée du rhume, sans pouvoir cependant recommander une préparation en particulier56.
Pour connaître d'autres façons de soigner le rhume par la pharmacopée chinoise, consultez l'article Combattre le rhume à la chinoise.

Approches à considérer « Remèdes de grand-mère ». Les remèdes traditionnels qui suivent sont recommandés par des médecins ou ont une certaine base scientifique36.

  • Bouillon de poulet. Pour aider à dégager les sinus tout en favorisant une activité antibactérienne et antivirale, prendre du bouillon de poulet chaud, assaisonnée d'un oignon, d'ail, de poivre de Cayenne ou de piments forts.
  • Inhalation d'eucalyptus (Eucalyptus radiata ou E. globulus). Pour soulager, dégager et désinfecter les voies respiratoires, inhaler des vapeurs d'eucalyptus durant 15 minutes, 3 fois par jour en phase aiguë, et 1 fois avant le coucher lorsque le rhume se résorbe.
  • Miel et citron. La combinaison du miel et du citron permet de soulager l'irritation de la gorge. Le miel pourrait également inhiber la reproduction des bactéries dans la gorge.
  • Tisane au gingembre (Zingiber officinale). Cette tisane « réchauffante » classique permet de soulager les symptômes du rhume. Faire infuser 1 c. à soupe de gingembre frais râpé dans 250 ml d'eau bouillante pendant 10 minutes.
  • Tisane à la cannelle (Cinnamomum zeylanicum). Infuser 1 c. à soupe de cannelle en poudre et 2 gousses d'ail dans 250 ml d'eau bouillante durant 20 minutes. Aromatiser avec un peu de miel et de citron. Boire de 1 à 3 tasses par jour.
  • Tisane à la mélisse (Melissa officinalis). Cette tisane aux propriétés antivirales aide à diminuer la fièvre associée au rhume et à la grippe. Infuser durant 10 minutes 1 c. à soupe de feuilles séchées de mélisse dans 250 ml d'eau bouillante.
  • Tisane d'orme rouge (Ulmus rubra). L'orme rouge contient un mucilage qui soulage l'irritation de la gorge. Mélanger 1 c. à soupe d'orme rouge en poudre avec 200 ml d'eau et un peu de miel. Se gargariser légèrement puis avaler à petites gorgées.
  • Tisane d'eupatoire perfoliée (Eupatorium perforliatum) et d'achillée millefeuille (Achillia millefolium). Faire une tisane avec ½ c. à thé d'eupatoire et ½ c. à thé d'achillée millefeuille; infuser durant 30 minutes dans 1 tasse (250 ml) d'eau. L’association provoque une abondante sudation et stimule le système immunitaire. Boire aussi chaud que possible.
  • Cocktail total des Antilles. Cette recette traditionnelle des Antilles a fait ses preuves depuis des générations : mélanger 125 ml de jus de citron, 2 c. à soupe de vinaigre, 1 gousse d'ail écrasée, 1 c. à thé de gingembre frais râpé et un peu de poivre de Cayenne. Avaler d'un coup.

Rhume - Sites d’intérêt

Pour en savoir plus au sujet du rhume, Passeportsanté.net vous propose une sélection d’associations et de sites gouvernementaux traitant du sujet du rhume. Vous pourrez ainsi y trouver des renseignements supplémentaires et contacter des communautés ou des groupes d’entraide vous permettant d’en apprendre davantage sur la maladie.
 

Canada

Naître et grandir.com
Pour trouver de l'information fiable sur la verrue et sur les traitements appropriés pour les enfants, le site Naître et grandir.com est tout indiqué. C'est un site consacré au développement et à la santé des enfants. Les fiches sur les maladies sont révisées par des médecins de l'Hôpital Sainte-Justine de Montréal et du Centre hospitalier universitaire de Québec.
www.naitreetgrandir.com

Société canadienne de pédiatrie
La Société canadienne de pédiatrie a créé un site très convivial dédié spécifiquement aux parents. En plus d'information sur le rhume, on y trouve des conseils pour avoir des enfants et des adolescents en santé. Une foule de renseignements pratiques sont donnés, comme les différentes manières de prendre la température d'un enfant (section Maladies).
- Le rhume chez les enfants : www.soinsdenosenfants.cps.ca
- La fièvre et la prise de la température : www.soinsdenosenfants.cps.ca

Guide Santé du gouvernement du Québec
Pour en savoir plus sur les médicaments : comment les prendre, quelles sont les contre-indications et les interactions possibles, etc.
www.guidesante.gouv.qc.ca

 

Recherche et rédaction : PasseportSanté.net
Mise à jour : octobre 2014

 

Rhume - Références

Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

Bibliographie

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Notes

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